Venez découvrir cette comédie inédite de J. M. Barrie, l'auteur de Peter Pan.
Critique de la pièce
La pièce commence par une longue didascalie (indications scéniques de l’auteur), lue par une voix off.
Ainsi, le spectateur entend que la pièce se déroule dans un cottage dont « la façade est probablement pittoresque, avec un toit en chaume, mais nous ne le saurons jamais avec certitude, car il est contraire aux règles du théâtre de sortir jeter un œil ».
J.M. Barrie fait un choix original en donnant voix aux didascalies, comme si elles devenaient un personnage à part entière, venant compléter ce qui se déroule sous les yeux du spectateur.
Cela surprend un peu, mais on s’y fait. Les dialogues commencent ensuite.
Madame Page (Alexandra Eyrolles) a décidé de passer un peu de temps pour se reposer chez Mme Quickly (Virginie Niclasse). Mme Page a « quarante ans et… de la petite monnaie ». Elle aime à paresser. Elle est assez négligée, mais elle aime ce laisser-aller.
Une photo posée sur un meuble attire la curiosité de Mme Quickly qui questionne Mme Page pour savoir qui est cette jeune femme sur la photo et ce qu’elle fait là. Mme Page répond qu’il s’agit de Béatrice Page, célèbre actrice londonienne, qui n’est autre que sa fille. Cependant, elle ne la voit jamais.
Dehors, la pluie est battante. Charles (Valentin Rolland), un jeune homme, vient frapper à la porte du cottage afin de rester à l’abri, en attendant son train.
À la demande de Mme Page, Mme Quickly le fait entrer. La première feint alors de dormir, ce qui lui permet d'observer discrètement le jeune homme avant de simuler son réveil et d'engager la conversation.
Mme Quickly le fait entrer suite à la demande de Mme Page qui fait d’abord semblant de dormir. Cela lui permet de d’observer Charles sans en avoir l’air. Par la suite, elle simule son réveil et commence à discuter avec Charles.
Qui est cet homme, la connaît-il ? Le fait qu'il reconnaisse immédiatement le portrait de la fille de Mme Page est-il la seule coïncidence de cette rencontre ?
Pourquoi Mme Page n'a-t-elle jamais vu sa fille sur scène ?
Ces questions interrogent Charles, et cela amuse Mme Page qui a l’air de jouer avec lui.
Cette pièce cultive les apparences, les secrets, ce qui est dit et ce qui est caché grâce à la performance des comédiens, notamment Alexandra Eyrolles qui porte une grande partie du mystère de la pièce.
Rosalinde joue habilement avec les apparences, les secrets et les non-dits. Alexandra Eyrolles contribue largement à entretenir ce mystère grâce à une interprétation tout en retenue. Le décor style art déco est tout à fait réussi.
Régis Gayraud
1912. Un cottage en bord de mer. Madame Page savoure son entrée dans l’âge mûr, loin de l’agitation londonienne. Charles, un jeune homme de bonne famille apparaît soudainement pour s’abriter de la pluie. Il se trouve être amoureux de Béatrice Page, célèbre actrice, qui ne serait autre que la fille de Madame Page…
Un an après avoir écrit Peter Pan, l’histoire du garçon qui refusait de grandir, James Matthew Barrie donne vie à une femme qui s’adonne au plaisir de vieillir.
Laissez-vous surprendre par cette comédie à la Oscar Wilde et George Bernard Shaw, qui fait voler en éclats nos préjugés sur le vieillissement de la femme.
Créatifs :
Texte : James Matthew Barrie
Mise en scène : Mélanie Le Duc
Costumes : Maxence Rapetti-Mauss
Scénographie : Clémentine Stab
Musique: Eric Allard-Jacquin
Producteur : La compagnie Marguerite.
Distribution
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Alexandra Eyrolles, Virginie Niclasse, Valentin Rolland.

Alexandra Eyrolles, Valentin Rolland, Virginie Niclasse
Photo : Régis Gayraud
“Rosalinde” est produit par La compagnie Marguerite.
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Lieu : Théâtre du Roi René - 4 bis, rue Grivolas 84000 Avignon.
Réservations : |