25 septembre 2026.
Article modifié le 27 septembre avec l'ajout de la critique


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Affiche de la pièce Le Schpountz  - Théâtre Le Lucernaire

 

“Le Schpountz” : Une pièce formidablement adaptée et interprétée. Un incontournable de la rentrée parisienne à l’affiche du Lucernaire.

Informations pratiques - Résumé - Vidéo - Créatifs - Distribution

 


Ils pensaient faire une blague à un fou, ils sont tombés sur un Schpountz pas comme les autres.

 

Critique de la pièce

Il ne s’agit pas de prendre un bon texte pour faire une bonne pièce.

L’adaptation du film de Pagnol pour la scène d’Arthur Cachia, elle, est excellente !

N’ayant jamais vu le film, je ne connaissais pas l’histoire du Schpountz, riche en rebondissements inattendus.

Tout commence dès l’entrée du public dans la salle. Celui-ci est accueilli avec le chant des cigales. Un petit parfum du Sud de la France est perceptible…

Puis, l’histoire commence.

L’oncle Fabre (Axel Blind) épicier, a élevé ses neveux Irénée (Arthur Cachia) et son frère Casimir (Simon Gabillet) après la mort de leurs parents. Ce dernier se débrouille plutôt bien dans le métier. Il arrive à vendre des produits périmés grâce à beaucoup d’imagination. Irénée, lui, en dehors d’être maladroit et de manger, est un « boulet » comme lui dit son oncle, car il ne fait pas grand-chose à l’épicerie… et pour cause : il a « un don de Dieu », dit-il l’air divinement inspiré !

Seul son frère, plus lucide que lui, a été mis dans la confidence de ce don !

Irénée va croiser une équipe de techniciens du cinéma. Parmi eux, Françoise, la monteuse de l’équipe (Milena Marinelli), et Astruc (Jean-Benoît Souilh). Ils vont se jouer d’Irénée, qui tombe dans le panneau avec une naïveté hallucinante.

Le public s’amuse autant que l’équipe de techniciens quand ils lui demandent de déclamer un article du Code Civil – en réalité du code pénal - avec diverses interprétations : crainte, pitié, interrogation, etc..

Après cette « audition » improvisée, débute alors, pour ce pauvre bougre, certes un peu trop imbu de sa petite personne, une succession d’événements qui va mettre à rude épreuve ses certitudes.

On est tantôt attendri par ce qui lui arrive, tantôt un peu énervé par tant de naïveté. On aimerait qu’il se réveille.

Le jeu parfait d’Arthur Cachia, tour à tour naïf, espérant, déçu, humilié, mais gardant toujours sa fierté, permet au spectateur de suivre avec grand intérêt l’histoire à laquelle ce « Schpountz » est confronté. Les autres comédiens sont tout aussi excellents et crédibles, rendant ainsi hommage à cette jolie histoire, pleine de surprises et de péripéties.

On ne voit pas le temps passer. Certaines scènes sont très drôles, notamment celle avec une cliente de l’épicerie (Patrick Chayriguès), d’autres sont beaucoup plus touchantes. C’est cette alternance d’émotions, ainsi que l’évolution du personnage au fil de l’intrigue, que j’ai beaucoup aimées dans cette histoire. La mise en scène, très fluide, permet de passer rapidement d’une épicerie à un studio de cinéma, en passant notamment par le bureau d’un directeur de studio.

“Le Schpountz” est incontestablement une pièce incontournable pour cette rentrée théâtrale.

Régis Gayraud




Résumé :

Irénée est un modeste garçon épicier travaillant dans la boutique de son oncle, dans les environs de Marseille. Il est persuadé qu’il a un don de naissance et rêve de devenir une vedette de cinéma. Une équipe de cinéastes parisiens passant par là pour des repérages, amusée par les prétentions de ce “Schpountz”, lui signent un faux contrat de comédien. Gonflé de tout son orgueil et sourd aux avertissements de ses proches, Irénée papier en poche, monte à Paris et se présente aux studios.

 

 

Vidéo du spectacle




Créatifs :

Texte : Marcel Pagnol
Adaptation : Arthur Cachia
Mise en scène : Delphine Depardieu et Arthur Cachia

Lumières: Didier Brun
Costumes : Marion François
Scénographie : Emmanuel Charles
Musique : Polérik Rouvière assisté de Loïc De Oliveira

 

Producteurs : Théâtre des Criques et Lucernaire diffusion.



Distribution :

Axel Blind (l’oncle Fabre et M. Meyerboom), Arthur Cachia (Irénée Fabre) , Patrick Chayriguès (Mme Fenuze, le barman, Galubert, l’accessoiriste et le portier), Simon Gabillet (Casimir, Charlet), Milena Marinelli (Françoise et Rita Camélia) et Jean-Benoît Souilh (Astruc).

 

 

Le-Schpountz-Saluts-Lucernaire-Sept-2026

Arthur Cachia, Milena Marinelli, Axel Blind, Patrick Chayriguès, Simon Gabillet, Simon Gabillet et Jean-Benoît Souilh


“Le Schpountz” est produit par Théâtre des Criques et Lucernaire diffusion.

Informations pratiques


Lieu : Le Lucernaire - 53, rue Notre-Dame des Champs 75006 Paris.
Théâtre noir : 118 places / Théâtre rouge 116 places / Paradis 60 places.
Visibilité : Excellente.
Métro
: Notre-Dame des Champs (ligne 12) à 150m, Vavin (ligne 4) à 300m, ou Edgar Quinet (ligne 6) à 700m.
Bus : 58, 68, 82, 91, 94, 96.


Du 2 septembre 2026 au 10 janvier 2027.

Jours et heures :
du mercredi au samedi à 19h.
Matinée : dimanche à 16h.
Salle rouge.


Durée : 1h25

Prix des places : 32 €, 27 € sénior (plus de 65 ans) du lundi au vendredi, 16€ tarif réduit (bénéficiaires du RSA, demandeurs d'emploi, intermittents du spectacle, public en situation de handicap, carte d'abonnement Lucernaire), 10€ moins de 26 ans.

Réservations :
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par téléphone : 01 45 44 57 34 (de 10h45 à 18h30).
- par Internet : Site du théâtre