Après “Le Cercle de White Chapel”, “Les Voyageurs du Crime” et “L'Heure des Assassins”, la troupe du Renard Argenté présente “Les Aventuriers de Minuit”.
Quand Jules Verne et Arthur Conan Doyle défient le crime !
Critique de la pièce
Les précédentes comédies policières de Julien et Florence Lefebvre ne se déroulaient que dans un seul lieu : un train, un théâtre. Pour “Les aventuriers de minuit”, c’est tout le contraire. Le nombre de lieux différents est impressionnant.
Elie Rapp et Ludovic Laroche, les metteurs en scène, ont eu recours à la projection de vidéos, soit au premier plan sur des panneaux amovibles, soit en arrière-plan sur le fond de la scène.
La qualité des vidéos projetées est bonne et permet d’animer l’action de façon réaliste. Mais, contrairement à certaines productions, les éléments physiques de décors n’ont pas été supprimés.
La pièce repose sur un texte bien construit et efficace. Mais, cette fois-ci, les auteurs ont ajouté beaucoup d’humour par rapport aux opus précédents.
Arthur Conan Doyle (Ludovic Laroche) est sur le point de partir à une soirée. Arrive alors, Jenny (Jeanne Réot), qui l'implore de résoudre une enquête dans laquelle son frère est le principal suspect. Doyle lui propose de l’attendre, car il doit d’abord se rendre à la soirée.
Au cours de celle-ci, il rencontre Jules Verne (Pierre-Arnaud Juin, remarquablement grimé) invité pour recevoir une médaille. Ce dernier éprouve le besoin de quitter ce lieu où il a été invité à la dernière minute, ce qu’il n’apprécie guère… et pour cause. C’est l’occasion pour les deux compères de partir à la recherche de la vérité jusqu’aux frontières de l’Écosse.
Commence alors une aventure dans laquelle on est rapidement embarquée !
Dans leur périple, accompagnés de Jenny, ils vont croiser des personnages hauts en couleur, une serveuse de taverne fort désagréable et une espèce de folle échevelée… protagonistes interprétés avec talent par Émilie Cazenave, très convaincante dans tous ses rôles qui lui permettent de montrer l’étendue de sa palette de comédienne. À plusieurs reprises, ils croiseront un policier (Nicolas Saint-Georges), fort peu agréable, mais dont on comprendra le comportement lors du dénouement inattendu de la pièce.
L’énergie et la belle interprétation des cinq comédiens font passer un bon moment aux spectateurs qui applaudissent, de façon nourrie, toute l’équipe des Aventuriers de minuit, une pièce qui peut être vue sans avoir vu les précédentes.
Régis Gayraud
1893. Alors qu’Arthur Conan Doyle, lassé de son célèbre détective, prépare l’assassinat de Sherlock Holmes, une jeune femme lui demande de l’aider à sauver son frère injustement arrêté.
D’abord réticent, le romancier se voit entraîner dans une enquête inattendue par l’insistance d’un visiteur français qui rêve de vivre de « vraies » aventures avant d’être trop vieux : Jules Verne.
Des docks embrumés de Londres à la mystérieuse lande de la frontière écossaise, d’énigmes en tribulations, les deux écrivains vont voyager au pays du frisson, du rire et de l’aventure !
Créatifs :
Texte : Julien et Florence Lefebvre
Mise en scène : Elie Rapp et Ludovic Laroche
Vidéo : Sébastien Mizermont
Costumes : Axel Boursier
Lumières : Franck Ziemba
Musiques : Hervé Devolder
Producteurs : Le Théâtre Marigny, en accord avec Pascal Legros Organisation et Le Renard Argenté.
Stéphanie Bassibey, Émilie Cazenave, Pierre-Arnaud Juin, Ludovic Laroche, Jeanne Réot, Nicolas Saint-Georges.

Émilie Cazenave, Pierre-Arnaud Juin, Ludovic Laroche, Jeanne Réot, Nicolas Saint-Georges
“Les aventuriers de minuit” est produit par Le Théâtre Marigny, en accord avec Pascal Legros Organisation et Le Renard Argenté.
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Lieu : Théâtre Marigny - Carré Marigny 75008 Paris
Réservations : |